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Chapitre 1 : Amortissement comptable



Le principe de l’amortissement comptable

L’achat d’une immobilisation n’est pas constaté comme une charge, car son utilisation concerne plusieurs exercices comptables. Ainsi comptabiliser l’achat d’une immobilisation sur un seul exercice représenterait un manquement à l’un des principes de la comptabilité de donner une image sincère de la situation financière de chaque exercice.

Pour répartir le coût d’une immobilisation, on utilise le principe de l’amortissement comptable qui consiste à répartir le coût de l’immobilisation sur sa durée d’utilisation afin d’avoir une fraction du coût affecté à chaque exercice concerné.

Le principe de l’amortissement représente l’usure standard de l’immobilisation en fonction du temps, ainsi une immobilisation totalement amortie aura une valeur comptable nulle, mais comme elle sera considérée comme usée elle devra être renouvelée.

D’après le PCG, l’amortissement est “la constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’Actif résultant de l’usage, du temps, de changement de technique et de toute autre cause.”

Certaines immobilisations ne doivent pas être amorties telles que les terrains et les immobilisations financières (obligations, actions …) Ces immobilisations ne sont pas amorties, car aucune usure ne se produit sur ces dernières, elles conservent la même valeur comptable.

Les méthodes d’amortissement

Les immobilisations peuvent être amorties de plusieurs manières différentes au libre choix de l’entreprise. Ce choix devra être détaillé et justifié dans l’annexe comptable. L’utilisation peut être mesurée par deux systèmes d’amortissements

  • En unité de temps (amortissement linéaire) : le nombre d'années d’utilisations
  • En unités d’oeuvre de production: nombre de pièces produites par une machine, nombre de kilomètres effectués par un véhicule.

Pour l'amortissement linéaire, dans l’ancien régime comptable la durée d’utilisation était déterminée forfaitairement pour chaque type d’immobilisation, mais maintenant elle est fixée par l’entreprise suivant la consommation des avantages économiques qu’elle attend du bien.

L’amortissement du bien débute avec la consommation des avantages économiques attendus, c’est à dire lors de sa mise en service.

La base amortissable

La base amortissable d’une immobilisation est égale à sa valeur d’entrée, déduite éventuellement de sa valeur résiduelle. La valeur résiduelle étant la valeur que l’on peut estimer vendre un bien à la fin de sa durée d’utilisation par l’entreprise.

Base amortissable = Valeur brute - Valeur résiduelle éventuelle

Exemple un outillage acheté 10 000€ (valeur d’entrée) pour être revendu dans 5 ans au prix estimé de 2 000€ (valeur résiduelle), aura une base amortissable de 8 000€ (10 000 - 2 000). Ainsi l’amortissement sera calculé sur une valeur de 8 000€ sur 5 ans.

Attention: En matière fiscale, la valeur résiduelle n’est pas prise en compte pour la détermination de la base amortissable. Par conséquent, l’amortissement fiscal qui pourra être pratiqué sera supérieur à l’amortissement comptable. La différence sera traitée avec l’amortissement dérogatoire.